8.31.2022

A-quoi-ressemblaient-nos-aïeux-il-y-a-7000-ans.

La Brana, une équipe de chercheurs espagnols a réussi à séquencer le génome d’un homme du mésolithique. 
Un ancêtre qui, entre autres particularités remarquables, était doté d’une peau foncée et d’yeux bleus. Voici so portrait type. 

 
C’est du moins ce que prétend une équipe de chercheurs travaillant à l’Institut de biologie évolutive de Barcelone, explique le site du  Conseil superieur d'investigations scientifque espagnol. 
Grace a l’ADN recueilli sur un fossile découvert en 2006 dans la grotte espagnole de La Braña, près de Valdelugueros, au nord du pays, les chercheurs réussirent à isoler et à séquencer le génome d’un homme ayant vécu il y a de cela 7000 ans. 
Ainsi, Ils sont parvenus à tirer des conclusions des plus étonnantes. Les données recueillies ont permis à un artiste de faire le portrait type d’un de nos aieux. L’étude révèle que l’homme, un chasseur-cueilleur appartenant à l’ère du mésolithique, avait la peau basanée et les yeux bleus, à l’image de ses ancêtres du Rift africain.
Une découverte tendant à infirmer les croyances que l’espèce humaine avait vu sa peau pâlir lors du Paléolithique supérieur, soit 200 000 ans avant notre ère, en raison d’une baisse d’intensité des rayonnements UV.  Finalement, le palissement cutané aurait pu survenir beaucoup plus tard, et pourrait être dû à l’adoption d’un régime alimentaire plus faible en vitamine D, agissant sur plus de 200 des gènes constituant l’ADN.
Un ancêtre apatride
Autre découverte surprenante: le génome de cet ancêtre atypique est très peu commun aux gènes Européens actuels, à tel point que cette combinaison génétique serait aujourd'hui absente des populations du continent. Certaines similitudes avec les populations scandinaves de Finlande et de Suède ont été décelées. Seul point commun: La Braña 1, nommé ainsi en mémoire du lieu l’ayant abrité des millénaires durant, était déjà porteur de la mutation responsable de la coloration des yeux en bleu de nos jours. Par ailleurs, les chercheurs sont parvenus à établir une corrélation entre le fossile et plusieurs de ceux retrouvés en Sibérie, démontrant une continuité génétique entre les populations Eurasiennes occidentale et centrale, qui descendraient de facto du même ancêtre.
L’estomac fragile
Autre élément surprenant: La Braña 1 possède aussi un système immunitaire développé, constitué de plusieurs mutations, à l’image de celui de l’homme moderne. Là encore, cette particularité physiologique notoire infirme une autre hypothèse, prétendant que ces mutations étaient apparues lors de l’apparition de l’agriculture, en raison du contact continu entre hommes et animaux. L’ancêtre énigmatique accusait cependant un faible système digestif,  et souffrait ainsi d’une forte intolérance au lactose et d’une incapacité chronique à digérer l’amidon.

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