8.24.2021

Le Chateau KIEFFELT a Woluwe-Saint-Lambert

 C A S T R U M        K I E F F E L T


Ce château qui est aujourd'hui disparu se situait dans la pittoresque vallée de la Woluwe, en contrebas de l'avenue Vandervelde actuelle qui relie le boulevard de la Woluwe a Kapelleveld.
 
Il existe encore à Woluwe-Saint-Lambert, une rue du Chateau Kieffelt. Nom d'une petite rue a caractere residentielle ou rien ne rappelle l'existence de cette auguste batisse chargee d'histoire depuis Charles-Quint a Leopold III. 

Le chateau Kiffelt date de 1610. C'est l'age d'or des Pays-Bas espagnols du début du XVIIᵉ siècle et fut construit en style renaissance flamande sur les terres de la ferme Allome. 

Érigée par une famille patricienne anversoise, qui s'était illustrée dans le droit et la jurisprudence. Certains membres firent partie du Conseil de Philippe II.

Les seigneurs de Kieffelt vont accroitre leur juridiction sur Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Etienne.
L'héritière du domaine le transmit a la celebre famille des Hinnisdael, seigneurs locaux qui possédaient le Slot, une ferme-château un peu en amont dans la vallée de la Woluwe.

A la Révolution francaise, la juridiction des Hinnisdael disparut, la famille en resta propriétaire mais la delaissa. Elle la céda a l'ordre des Jésuites. 

Le  château Kieffelt fut alors occupe par les Pères Blancs, un ordre religieux de 1884 a 1893. Ceux-cii en firent un internat pour novices qui se preparaient a partir en mission outre-mer. 

Une societe immobiliere l'acquit en 1935, pour lotir les terrains. 
Il fut détruit sans que les autorites publiques ne s'alarmèrent de la disparition d'un château historique.
L'historien Sander Pierron l'a décrit dans son splendide livre sur la Forêt de Soignes.

7.06.2021

Depone colla, Sicambre!

"Depone colla, Sicambre"


"Courbe la tête, fier Sicambre, 

abaisse humblement ton cou.

 Adore ce que tu as brûlé 

et brûle ce que tu as adoré."



ordonne  Saint Remy, l'évêque de Reims au jeune prince Clovis en 496. 
Il utilise alors une figure de style appelėe chiasme dans la tradition française qui le rendra célèbre.

Qu'y avait-il donc sur ces colliers ?
En fait, l'évêque ne lui a ordonné que de déposer ses colliers dans la citation latine:  
Depone colla, Sicamber !
Ce collier qui alors, comme pour certains croyants d'aujourd'hui étaient sacrės et représentait probablement le culte des ancêtres, 
ou une divinité protectrice.
Toujours est-il que notre tempêtueux chef de guerre, CLOVIS, le fils de CHILDERIC I, roi des Francs à dix sept ans, se soumet et entraîne avec lui 3.000 de ses guerriers.

A 15 ans, Clovis est encore un jeune homme imberbe lorsqu'il est hissé sur le pavois bouclier franc pour être proclamé roi des Francs à Tournai en 481. 

Le royaume est maigre et d'autres saliens contrôlent les régions voisines mais Clovis bénéficie de l'œuvre de son père Chileric. 

Rapidement,  le jeune roi veut s'affirmer et n'envisage pas de partager son pouvoir comme son père l'avait fait. 

Il réunit ainsi les petites tribus avoisinantes et s'allie avec deux autres rois saliens Ragnacaire et Chararic afin de s'emparer du royaume de Syagrius ainsi que sa ville : Soissons.

 La guerre est déclarée en 486, Clovis et ses troupes triomphent sur les Romains aux portes de Soissons. 

Le dernier general romain Syagrius vient alors se réfugier chez le chef des Wisigoths : Alaric, mais par peur de représailles, Alaric livre le chef romain à Clovis qui le fera égorger. 

Grâce aux rançons obtenues pour la libération de riches notables et au butin amassé lors de la conquête, il put former une armée permanente. 

Poursuivant sa marche victorieuse, il étendit le royaume des Francs jusqu'à la Bretagne et la Loire.

Ces événements marquent véritablement l'entrée dans le catholicisme de nos territoires car les Sicambres ou les Francs qui peuplaient nos régions bien plus que la France quand ils ont adopté le catholicisme. 

Imagine-t-on la Belgique sans le catholicisme ?

Le vénéré Père Damien, qui soigna les lepreux a Hawaii.
le pélérinage de Montaigu ou Scherpenheuvel en Flandres,
Le pelerinage de Banneux en province de Namur.
Les nombreuses abbayes de Chimay, 
Floreffe, 
Maredsous, 
d'Orval, 
de Dentergem, 
de West-Vleteren, 
Floreffe, 
Westmalle et leurs bières, partout imitee jamais egalee.

Les cloîtres, 
les églises, 
les collegiales
les cathedrales, 
les bėguinages, Bruges, Louvain, Lierre.
les processions, le Saint Sang a Bruges, le Saint Sacrement a Bruxelles.
les carnavals de Binche, Stavelot, de Alost, de Malmédy, et leurs Mardi Gras, 
la Mi-Carême  à Halle.


L'enseignement catholique
ses instituts
ses colleges
ses universites
ses hopitaux universitaires

Impensable, ce serait un veritable desert, une lande sauvage.

5.14.2021

DUX CAROLUS LOTHARINGII

Charles-Alexandre de Lorraine


Le prince Charles est le fils de Léopold I, duc de Lorraine, et d'Élisabeth-Charlotte d'Orléans, nièce de Louis XIV. A sa naissance, le couple a déjà Léopold-Clément, François-Étienne et Élisabeth-Thérèse. Une fille dont Charles-Alexandre sera très proche, naîtra en 1714, Anne-Charlotte.

En octobre 1722, le duc et la duchesse de Lorraine mènent leurs enfants à Reims pour le sacre du roi Louis XV de France. Ce jour-la, ils rencontrent leur grand-mère la Palatine qui, dans ses lettres, vante l'éducation qu'ils ont reçue. Elle apprécie la beauté d'Anne-Charlotte, l'humour de Charles-Alexandre et la haute taille du prince Léopold-Clément qui, à quinze ans, vient d'être proclamé héritier des duchés et a déjà un 1m 80. 
Son père désire l'envoyer à Vienne parfaire son éducation avec l'espoir de le voir épouser la fille aînée et héritière de l'empereur Charles VI. Malheureusement,  il contracte la variole et meurt l'année suivante. L'héritier est désormais le prince François-Etienne, 14 ans, qui s'apprête à partir pour Vienne a la place de son frère défunt. Seuls restent avec leur parents à Lunéville, Charles et ses deux sœurs.

En 1725, le roi de France cherche une femme. Les princesses de Lorraine sont le meilleur parti mais des intrigues poussent le roi à porter son choix sur une princesse polonaise en exil. La duchesse est révoltée par ce choix indigne et le duc se rapproche de la cour de Vienne.
À défaut du roi, la duchesse espère marier une de ses filles au duc d'Orléans, premier prince du sang et son neveu veuf depuis peu. Mais celui-ci tout à sa douleur refuse de remarier. À la cour de Vienne aussi on songe au mariage de l'archiduchesse héritière qui, est éprise du prince François-Etienne.
Mais la France ne peut accepter que le gendre de l'empereur règne à moins de 200 km de Paris. Les diplomates songent à une solution pacifique: François renonce à ses duchés (lesquels seront annexés par la France) mais reçoit en compensation la Toscane dont le vieux grand-duc n'a pas d'héritier et se meurt. La duchesse ne peut admettre une telle alternative. Un prince à Vienne. En 1735, elle envoie Charles-Alexandre à Vienne afin d'empêcher son frère de renoncer à ses duchés.

La pression internationale et l'avenir de sa maison contraignent le jeune duc François III à échanger ses domaines patrimoniaux contre le duché de Toscane et la main de l'archiduchesse Marie-Thérèse, ce qui à terme lui permettra d'être élu empereur.
Le prince Charles-Alexandre fut fait maréchal d'Autriche en 1740 et nommé gouverneur des Pays-Bas autrichiens à la mort de l'archiduchesse Marie-Élisabeth.
Il épouse l'archiduchesse Marie-Anne d'Autriche (1718-1744) à Vienne le 7 janvier 1744, la cadette de l'impératrice Marie-Thérèse. Charles-Alexandre de Lorraine devint ainsi, à double titre, le beau-frère de Marie-Thérèse puisqu'il était à la fois le frère de son époux l'empereur François Ier et le mari de sa sœur.
Marie-Anne d'Autriche accouche d'une fille qui ne vivra pas. Elle-même meurt en décembre quelques jours avant la duchesse de Lorraine. En quelques jours, Charles-Alexandre perd sa fille, sa femme et sa mère.
En 1745, son frère François est élu empereur.

Carrière militaire
Pendant la guerre de Succession d'Autriche, il fut l'un des commandants de l'armée autrichienne. Il con-quit l'Alsace et pénétra en Lorraine mais ne put reconquérir les terres de ses ancêtres, Marie-Thérèse le rappelant sur le front de Bohême où il fut battu par le roi de Prusse à Chotusitz et Hohenfriedberg.
En 1746, il fut battu par Maurice de Saxe à Rocourt en defendant les P-B.
Pendant la Guerre de Sept Ans, il commanda de nouveau les armées autrichiennes à la bataille de Prague où il fut battu. Puis, après une victoire contre les Prussiens à Breslau en 1757, il fut balayé par Frédéric II à la bataille de Leuthen.

Carrière politique et administrative
En 1741, il fut désigné comme successeur aux Pays-Bas de la gouvernante, l'archiduchesse Marie-Élisabeth, et il lui succéda en août. Cependant, en raison de la guerre de Succession d'Autriche, il ne put rejoindre son poste aux Pays-Bas qu'en 1744.


Il fit son entrée à Bruxelles, accompagne de sa femme, le 26 mars de cette année. Deux mois plus tard, il reprenait le commandement des armées du Rhin.

Après la mort de celle-ci des suites de ses couches en décembre 1744, l'invasion, puis l'occupation française empêchèrent son retour aux Pays-Bas. Ce n'est que le 24 avril 1749 qu'il put réellement débuter son gouvernorat avec cet ordre malicieux de l'Impé-ratrice : "Soyez le premier coq du pays".

Sa sœur Anne-Charlotte de Lorraine abbesse de Remiremont le rejoignit à Bruxelles et fit office de première dame. Très critique à l'égard de la relation que son frère entretenait avec Béatrix du Han de Martigny, avec qui le gouverneur avait eu une liaison à Lunéville, Anne-Charlotte exerçait sur celui-ci une influence qu'elle conserva jusqu'à sa mort en 1773. Leur frère l'empereur s'éteignit en 1765.
Sans nuire aux intérêts de la couronne, il défendra les intérêts locaux, et respectera scrupuleusement les privilèges denos regions. Il encouragea le progrès des Lumières et le développement économique, en veillant à la création de l'Académie de Bruxelles, la réalisation par Joseph de Ferraris d’une carte du territoire (1770-1778) et diverses expériences techniques, industrielles et biologiques.

Successivement, le marquis de Botta-Adorno, le comte de Cobenzl et le prince de Starhemberg le secondèrent en tant que ministres plénipotentiaires. Il eut avec Cte Cobenzl des rapports tendus. Le chef de son conseil-privé était le comte de Neny.

Il fut le plus aimé des gouverneurs des Pays-Bas autrichiens. Les Bruxellois lui doivent le caractère impériale de leur ville, c'est a dire le quartier des actuels place Royale, le Parc royal, la rue Royale, la place Anneessens, la place Saint Michel futur place des Martyrs et le Palais de la Nation.
Les Bruxellois lui érigèrent une statue à son effigie. qui fut élevée de son vivant en 1775 à Bruxelles sur la place des Baillis, devenue plus tard place Royale; cette statue fut financée par les États de Brabant. 
Une large drève, longue de plusieurs lieues, reliant Bruxelles à la Petite Espinette à travers la Forêt de Soignes a été appelée en son honneur "Drève de Lorraine".

Ses armoiries figurent aussi sur l'église Notre-Dame de Bon Secours de Bruxelles.

Il mourut à l'âge de 68 ans quelques mois avant Marie-Therese. Il était le dernier prince de Lorraine. 
Son neveu, Joseph II, qui détestait sa désinvolture, désigna pour lui succéder son beau-frère et sa soeur, le duc Albert de Saxe-Teschen et l'archiduchesse Marie-Christine.

ALTA CASTRICUM - Oudenburg

 Le fort romain d Oudenburg en Flqndre Occidentale, pres d Ostende, fut érigé au IV ème siecle de notre ère sous le règne de l'empereur ...