patriote aux yeux bleus |
Paul, Jean, Sylvain Ahn
Son père Jean Nicolas Jean Ahn est de nationalité prussienne (Rhénanie).
En effet, il est né à Eynatten au hameau de Lichtenbusch entre Aix-la-Chapelle et Eupen en 1884.
Chez lui, on l’appelle Colas. Il a deux frères Laurent et Fritz. Le père de son père est éleveur et agriculteur et possède le domaine Freygut, la ferme chateau à Raeren, ensuite à Lichtenbusch que son frère Laurent continuera à exploiter toute sa vie. Aujourd'hui, c'est Isabelle la petite fille de Laurent Ahn qui y habite avec son nouveau compagnon.
A l’école du village,
l’instituteur bat Nicolas un jour. Refusant de retourner les jours suivants, il
demande de suivre ces études en français du côté belge. Sa mère est en effet
d’origine Belge et vient probablement de Kelmis, la Calamine.
Sa mère, très croyante,
accède à son souhait à condition toutefois qu’il devienne prêtre une fois ses
études terminées.
A l’âge d’entamer le
séminaire, il déclare vouloir devenir docteur et non prêtre, ainsi dit-il, il
soignerait les corps de ses prochains et non leurs âmes.
A l’Université de Liège, il
est diplômé docteur en médecine en 1909. Son père va exercer en premier lieu
chez le docteur Famenne dans un hôpital de Florenville en province du
Luxembourg où l’on soigne les malades mentaux (neurasthéniques principalement).
C'est la qu'il va rencontrer sa future femme2 Alfredine Bolly, elle y travaille comme infirmiere. Elle est une des filles de l'exploitant de la maison du peuple a Herstal. Elle est issue d'une famille de sept enfants, Marie, Berthe que l'on appelera Maria, Valerie, Joseph et Emile, Walter et Alfredine, donc.
L’hôpital a été fondé neuf ans auparavant dans la maison paternelle du docteur Famenne au milieu d’un parc de quatre hectares. Le docteur Famenne a étudié pendant ses stages de médecine l’électrothérapie et a adhéré avec enthousiasme à cette nouvelle thérapie lors d’un congrès d’électrologie.
Sa mère est de nationalité belge, wallonne, elle est née à Seraing, province de Liège et est infirmière. En famille, on l’appellera Mutti ce qui est le diminutif de maman en allemand, un dez rares mots allemands utilisés en famille, avec Ersatz.
Ils se rencontrent au
travail, probablement à la clinique du docteur Famenne.
Le Docteur Jean Ahn habite
dans un premier temps avenue Zaman à Forest (1190 Bruxelles).
Il travaille avec sa future
épouse à l’hôpital Molière d’Uccle. Il installe un cabinet dans la commune de
Linkebeek dès 1914. Ils se marient début 1916.
Peu après, ils vont
s’installer cinq, rue Dwersbos à Linkebeek où la petite Gilberte et le petit
Paul viendront animer leur existence.
A la fin de la première
guerre mondiale, la région d’origine de son père est annexée à la Belgique. Le
Docteur Ahn n’est donc plus citoyen allemand et il reçoit tous des autorités
belges, une carte d’identité de Heimatlos, (apatride) ainsi que sa femme
Alfredine née belge mais l’épouse est assimilée à son époux et leurs enfants.
La famille Ahn quittera la
maison de la rue Dwersbos ou Dwersbosstraat numéro 5. Plus tard, le Docteur Ahn
fait construire une maison à ses conceptions dans la rue reliant Linkebeek à
Holleken.

Cette rue attire déjà en Brabant
flamand les familles aisées et les artistes tels que le peintre Truus Claes et
le sculpteur J. Berghmans.
La famille s’installera dans
la rue reliant Linkebeek et son hameau de Holleken rue Hollebeek, au numéro 27.
Au traité de Versailles, les
habitants des cantons rédimés Eupen, Malmédy et Sankt-Vikth ainsi que les
porteurs du passeport Nansen originaire de cette région obtiennent la
nationalité belge.
C’est ainsi que
son père, sa mère sa sœur et lui acquièrent la nationalité belge en 1923.
Il fait ses
études primaires à Linkebeek à l’école du village sous la direction d’une
religieuse qui lui donne cours en français. Le Docteur Ahn ayant obtenu la
création d’une classe francophone pour sept élèves. Se rendant compte que son
épouse : Alfredine Bolly pure wallonne est incapable d’assimiler le flamand de
Linkebeek.
I. E T U D E S M O Y E N N E S
A Enghien ou Edingen en neerlandais, il poursuit ses études moyennes en modernes au collège Saint-Augustin. Parmi ses camarades de collège, se trouvent les fils des députés et sénateurs du VNV que leurs pères envoyent au college pour apprendre le francais, ce qui amusera beaucoup mon pere.
Son père vient le
chercher une fois par mois en voiture.
Les dimanches, les élèves
vont se promener au parc d’Enghi,en.
A l’époque Enghien est à
majorité flamande. Le bourgmestre Delaunoy s’oppose toutefois à ce que
l’administration soit menée en néerlandais tel que prévoit les lois
linguistiques de 1933.
Il poursuit ses études
secondaires supérieures à l’Institut d’Architecture Saint-Luc à
Saint-Gilles-lez-Bruxelles. C’est la qu’il rencontre Charles Bailleux et André
Vandemeulecom.
Des amis qui deviendront
architectes comme lui et qu’il gardera toute sa vie. Comme dans tous les
collèges catholiques, et a Saint-Luc en particulier, le talentueux orateur et jeune politicien belge Léon
Degrelle devient très populaire. Son mouvement ultra catholique Rex devient le
porte parole de cette jeunesse catholique belge qui ne se retrouve pas au Parti
Catholique belge. Paul Ahn adhère alors à Rex et assistera à la fondation de
Rex à Linkebeek.
Il passe à l’institut
d’Architecture Saint-Luc situe Avenue de la Reine, à Schaerbeek pour les quatre années d’enseignement
supérieurs.
II. LA MOBILISATION et la BLITZKRIEG
Il est appelé à faire son service militaire le 15 février 1940. Il se porte volontaire et obtient par l’intervention d’un ami son affectation dans la capitale: la caserne De Witte de Haele, située au boulevard Général Jacques près de la gare d’Etterbeek.
Il est engagé volontaire, le 15 février 1940, il rentre dans le régiment du deuxième Lanciers qui est alors un régiment motorisé de motocyclettes FN.
Il est milicien de 2ème
classe. Son numéro de matricule est le 254-2956.
Il tombe malade pendant un
mois. Son père lui fournit un certificat médical. Son supérieur hiérarchique le
soupçonne de s’être fait porter pâle pour échapper pendant un mois au service
ainsi qu’un de son camarade de chambrée dont le père est également médecin.
Pendant son service
militaire, il réussit le permis de conduire en circulant à motocyclette sur la
plaine des manœuvres sans se servir de ses mains.
Le dix août 1940, son
régiment est réveillé en pleine nuit et envoyé se mettre en position face à la
Gare de Boitsfort avenue Deleur. Chaque soldat part à pied muni d’un fusil et
de cinq cartouches. Les officiers sont installés dans l’école Saint-Joseph, rue
Jagersveld face à l’église Saint-Hubert.
Peu après, son régiment est
évacué, il embarque gare d’Etterbeek et est envoyé à Hamme près d’Anvers. Apres
Anvers, son regiment poursuit sa retrait strategique sur Ypres, se retrouvent
des milliers de civils qui sont évacués.
Peu après, l’état-major
décide que la classe de quarante n’est guère préparée à la guerre, son régiment
est envoyé par train en France. D’abord, Paris, qu’il rejoindront a l’aube
ensuite Montpellier, ou ils seront casernes à Ballargues.
Il traverse de nuit Chartres,
Angers et aboutissent à BALLARGUES dans le midi de la France près de
Montpellier.

Son commandant est un civil
mobilisé : Monsieur Champagne directeur d’une tuilerie ou d’une briqueterie à
Tubize- Tubeke à l’origine Twee beken (Brabant).
Les officiers sont tous des
civils mobilisés et se montrent indulgente vis à vis des faiblesses et
indisciplines des miliciens.
Le 28 mai 1940, Léopold III,
chef des armées donne l’ordre aux troupes belges de déposer les armes devant
l’écrasante supériorité des armées allemandes qui occupent déjà le neuf dixième
du territoire.
Le 22 juin est signé
l’armistice qui établit l’occupation par l’Allemagne des trois cinquièmes du
territoire français, le gouvernement français restant maître de la zone libre.
Le maréchal Pétain y instaure le régime de Vichy.
III.
DEMOBILISATION
Le commandant Champagne
s’adressa aux soldats du deuxieme Lanciers et leur annonce la capitulation de
la Belgique peu apres. Il declare que ceux qui veulent rentrer chez eux seront
demobilises, ceux qui veulent poursuivre le combat au cote des Français, resteront
a Ballargues
Paul Ahn est finalement
démobilisé le 14 août 1940. Grâce à une solution d’eau de javel, il parvient à
effacer certains caractères des papiers d’identités (les mentions mobilisés) de
ses camarades de régiment et part avec quelques-uns en voiture. Plus tard, il
achète une bicyclette à un de ses
camarades d’armée.
Il tombe gravement malade
d’un abcès au dos. Il est recueilli par la Croix Rouge française de Marseille.
Il est hospitalisé et reçoit la visite d’un ami juif attentionné et compatissant.
Celui-ci lui propose même l’argent nécessaire pour revenir en Belgique.
Finalement, il est rapatrié
par la Croix-Rouge française et est accueilli à la gare du Midi par la
Croix-Rouge belge. La gare du midi de l’époque était Place de la constitution
le long du boulevard du midi. C’etait un bâtiment classique monumental et les
quais se trouvaient sous de grandes verrières.
Paul Ahn est épuisé par le
voyage et son état de santé est inquiétant.
Heureusement, la Croix-Rouge
le conduit jusqu’au domicile familial : rue Hollebeek 27 à Linkebeek.
Un confrère de son père, le
chirurgien Gignon l’opère de son abcès au dos pour en extraire le pus. Il
restera plusieurs mois en convalescence et guérit complètement de son mal.

Il reprend ses études
d’architecte à Saint - Luc à Schaerbeek, rue de la Reine en fin 1941.
Il termine ses études d’architecte
en juillet 1942.
Son projet de fin d’étude
d’architecture: un château classique à la française est évalué avec grande
distinction.
IV.
LE RENSEIGNEMENT
et la RESISTANCE
Fin 1942 - début 1943, il
part muni de faux papiers pour Bordeaux. Les Belges ne pouvant pas quitter la
Belgique et le Nord-Pas-de-Calais qui relève du même commandement militaire
allemand.
A Bordeaux, il travaille
d’abord pour un charpentier independant aupres duquel un aumonier du travail
l’a recommande. Apres un essai, il est congedie.
La constructionde la base sous marine
A cause de la menace croissante de la base par des attaques aérienne, l'amiral Dönitz decide a l'été 1941 la construction d'un bunker pour la base de sous-marins de Bordeaux. La construction démarre en septembre 1941. Le Bunker est erige en beton arme. Il a 245 metres de large, 162 metres de long et19 metres de haut, avec un toit au-dessus des U-Boot-Buchten de 5,6 m d'epaisseur und 3,6 m d'epaisseur audela de l'arriere Wartungsbereich.
Il se presente la bourse du
travail de Bordeaux et est engage pour la construction de la base. Il est affecte dans un bureau d’études et de dessin allemand le Bauleitung au service de la Kriegsmarine. Il y dérobe les plans de la base sous
marine de qu’il a intercepté au Bauleitung ou il est affecte comme dessinateur par la direction du chantier. Il
peut ainsi donner des renseignements à un Français en rapport avec les forces
libres du Général Charles de Gaulle. Ceux-ci possédaient déjà vraisemblablement
les plans.
Le 15 octobre 1942, la flotille du 12eme U-Boote de Bordeaux est placee sous le commandement du capitaine de corvettes Klaus Scholtz. U-178 est le premier U-Boot allemand qui utilisa le bunker, il arrimait la le 17. janvier 1943.
En mars 1943, Il se met en
rapport avec un service de la Sûreté Belge. Le nom du réseau auquel il va
appartenir est Bayard. Ses intermédiaires sont les sœurs Van Velsen demeurant
toutes les deux dans un couvent à Uccle.
Ensuite, il part à L’Isle l’Adan
et puis à Margival près de Soisson où il fait le relevé de 150 blockhaus.
Il repère grâce à ses
connaissance en architecture les bases
de lancement des futurs V1 c’est-à-dire : Vergeltungswaffen Eins (armes de représailles un) dans le
Pas-de-Calais. à Rouen et à Clève.
Il marque sur les cartes
routières Michelin à l’aide de trous d’épingle les endroits où se trouvent les
rampes lancement. Pour induire en erreur un éventuel contrôle, il marque
également d’autres points insignifiants sur la carte.
V. L’EMPRISONNEMENT
Etant revenu à Bruxelles au
mois d’août, son père lui conseille de partir pour Paris. En effet son
engagement au parti Rexiste en 1938 alors qu’il fréquentait Saint Luc est connu
de tous à Linkebeek et risque de lui coûter cher. Il décide de retourner à
Paris en passant par Namur. Il prend le train pour Charleville-Méziaire dans
les Ardennes française où il est controlé par un allemand. Il déclazre aller
chez une tante malade là-bas. De Charle ville Méziares, il rejoint Paris. Il
passe la nuit à Charleville-Méziaire et reprend le train le lendemain pour
Paris. Il arrive à Paris au moment où la police française a arrêté de
travailler et s’est jointz à l’insurrection armée contre l’occupant. Il décide
donc de passer la nuit à l’hôtel près de la gare du Nord avant de rejoindre sa
chambre d’hôtel rue Gay Lussac. Entretemps les choses ont changées à Paris. Le
15 août 1944, alors que les troupes des armées alliées sont à une centaine de
kilomètres, la résistance armée, principalement composée d’éléments communistes
s’empare de la capitale et se bat contre les soldats allemands dirigés par le
général Von Choltitz.
Mon père voit les soldats
allemands stationnés au Parc du Luxembourg au bout de l’avenue Gay-Lussac. Ils
n’ont pas vraiment envie de se battre.
Paul Ahn voit les premiers tankistes allies arrivés a Paris. Les équipages des tanks sont Tchèques.
Certains membres de la milice française tirent des coups de feu des toits. Une chasse à l’homme est instituée contre toute personne ayant pu avoir intelligence avec l’ennemi.
Dénoncé par son hôtelier, il
est arrêté par les FFI. Des résistants se dénommant les Forces Françaises de
l’intérieur.
L’hôtelier ayant déclaré : “
Un individu habitant dans mon hôtel tient des conciliabules nocturnes avec des types
louches.”
Son physique : cheveux
blonds, yeux bleus, type dolichocéphale le rend suspect aux yeux des Parisiens
“brillants morphologistes”. Son nom Paul Ahn le rend suspect aux yeux des plus
littéraires parmi eux.
Interrogé au commissariat, il
est pris successivement pour un Allemand ou un Arménien, par ses interrogateurs
particulièrement doués pour les langues étrangères.
Finalement, il est interné au camp de Drancy. Le camp de transit pour les déportés juifs ayant été transformé en camp d’internement pour les collaborateurs, Pétainistes, Lavallistes, membres de la Milice, collaborateurs économiques, et civils pris par erreur.
Ainsi un juif argentin, qui avait échappé à toutes rafles allemandes grâce à sa
nationalité se retrouve à Drancy. Mon père se liera d’amitié avec lui.
Il fait parvenir une lettre à
l’ambassade de Belgique à Paris, dans laquelle il explique la précarité de sa
situation et le danger qui le menace. Régulièrement des lynchages ont lieu dans
le camp de Drancy. Réponse de
l’ambassade de Belgique concernant un de ses ressortissants nationaux : ‘Monsieur Paul Ahn s’est enfui, donc il
est coupable.’
Finalement il passe devant un
auditoire militaire et est libéré, aucune charge n’est retenue contre lui.
VI.
RETOUR A
LINKEBEEK
Il se rend en Belgique, où
son père a été dénoncé par un habitant du village (peut être un de ses
patients°). Celui-ci ayant vu un de ses fils déporté en Allemagne l’accuse
d’être à l’origine de sa déportation. Une enquête judiciaire est ouverte à sa
charge.
”Docteur Jean Ahn serait un collaborateur : un neveu d’Eynathen
est venu lui rendre visite en uniforme de la Wehrmacht.”
Son fils écrit
alors au Procureur du roi. L’enquête conclue qu’aucune charge ne peut être
imputée au docteur Jean Ahn.
VII.
DÉCORÉ
Le 9 mars 1945, Paul Ahn
reçoit la médaille civique de 3ème classe 1940 1945 pour ses
services dans le renseignement. Il est reconnu et honoré pour son attitude
pendant la deuxième guerre mondiale. La citation proposée est :
« Ardent patriote, se mit
sans réserve à la disposition d’un service de renseignements et d’action et
s’acquitta avec grand succès de la tâche qu’il avait assumée. Il a toujours
fait preuve d’un courage et d’un dévouement dignes des pus grands
éloges. »
Exposé chronologique des
faits :
Agent de renseignement de valeur :
relevé de lancement V1 dans la Somme et le Pas-de-Calais. Relevé topographique
de 150 blockhaus à Margival et transmission en janvier 1944 des plans de la
base sous-marine de Bordeaux, dérobés à la Bauleitung.
VIII.
PARIS
Peu après, il se rendra à
Paris pour poursuivre ses activités commerciales. Il travaillera près
del’Opéra.
Un bookmaker lui propose même
de travailler pour lui, ce qu’il décline.
Il préfère faire le commerce
de produits introuvables en France avec un ami, monsieur Willy Verbeke.
Il rentrera en Belgique chaque mois pour rendre visite à ses parents. Sa sœur a épousé un Français d'origine normande Paul Angot, qui visitait régulièrement un de ses oncles a Linkebeek.
Ils vivent avenue Niel dans le seizième
arrondissement, à l’ombre de l’Arc Du Triomphe. Paul Ahn continue à vivre à
Paris, entre autres, avenue Gay Lussac dans le cinquième arrondissement. Il
fréquente à ce moment-là les étudiants en médecine et philosophes du Quartier
Latin.

En 1952, Paul rentre
définitivement à Linkebeek. Son père est gravement malade.
Il restera en Belgique, alors
que tous ses papiers sont prêts pour l’immigration au Canada. Son père décède
d’un cancer généralisé à l’âge de 68 ans.
La maison familiale est
vendue à la famille du Bourgmestre Coremans et rasée. La maman de Paul va vivre
avenue Général Jacques.
Actuellement, une haie de
sapins y pousse et cache un terrain de tennis. Tout lien entre la famille AHN
et Linkebeek sera effacé jusqu’en 1980.
IX.
RENCONTRE
PROVIDENTIELLE
Un dimanche d’été, Paul se
promène au bois de la Cambre dans l’allée qui mène à la laiterie, aujourd’hui
disparue. Liliane Witters une amie d’enfance le reconnaît et le présente à sa
collègue Francine qui est une de ses collègues à la clinique de la place
Jourdain à Etterbeek.
Le 20 août 1955,
Paul Ahn, épouse à l’église de Woluwe-Saint-Pierre mademoiselle Francine
Cattoor, de nationalité belge en présence de sa mère Alfredine Bolly
qu’il appelera toute sa vie Mutti et du grand-père de la jeune mariée Ernest
Bontez et de la soeur de
Francine, Denise Cattoor. Le pere de la mariee refusa de se rendre au mariage.
Ils iront fêter
ce mariage par un repas de noces tout pres de l'eglise au restaurant les Maieurs à
Woluwe-Saint-Pierre.
Ils habiteront la première année de leur mariage une maison situee au boulevard Général Jacques, tout près de l’avenue de l'hippodrome. Alfredine Bolly, la mere de Paul vivait au premier etage. L]ennui, c'est que le depot de tram situe juste derriere les reveillait tous les matins par le crissement des roues en metal des trams dans les rails.
Ensuite ils déménageront pour le premier étage du numéro 30 de l’avenue Auguste Rodin, près de l’avenue de la Couronne.
Leurs voisins du dessus, les Stenuit aideront Paul Ahn au niveau professionnel. Ayant pris part a la creation de la société SECA, Societe Economique de Carburant automobile, ils demanderont a Paul Ahn de dessiner les stations d’essence de la Société économique de carburant automobile la Seca pendant plusieurs années.
Le Bon Dieu bénira à plusieurs reprises leur union.
Paul Ahn reconnaît d'abord la petite Mireille Cattoor, née le 15 novembre 1949 comme sa fille et lui donne son nom. Elle s'appellera Mireille Ahn.
Le 30 juillet 1957, l’auteur de ce récit est né à l’hôpital d’Ixelles. Il s’appelle Jean-Claude Ahn.
Le 11 août 1960, une petite
sœur Paola naît dans la famille et vient égayer le cercle familiale.
En 1961, Maurice Cattoor, son beau-pere lui propose d'acheter une parcelle dans un nouveau lotissement appele le Parc des Princes, ou en temps qu'architecte Paul Ahn pourra construitre une maison. Paul et Francine se rendront dans un pavillon de vente situe au bout de l'avenue Jean Baptiste Vercammen. le pavillon Jean Colin.
villon de vente de l'entrepreneur ETRIMO charge du lotissement, le pavillon Jean COLIN.
En 1961, Paul et Francine déménagent pour
le numéro sept de la rue Charles Pas à Auderghem dans le quartier du Blankedelle aussi appelé le Transvaal où Paul Ahn vient d'achever le bungalow.
En juillet1966, Paul et Francine, ainsi que leurs trois enfants, Mireille, Jean-Claude et Paola déménagent pour une nouvelle avenue peu éloignée, l'avenue Géruzet au numéro 25.
C'est une des premieres maison de celle-ci, une maison trois facades que Paul vient de construire, et qui précédera les maisons voisines des Van Gottom, des Virains et des Bilteryst en face.
Ce récit est authentique et basé sur le témoignage personnel de Paul Ahn à son fils en 1999.
En juillet 1973 alors que nous nous apprétions à partir en Suisse, et que j'emettais quelques réserves de quitter la Belgique, mes copains, ma patrie. Il me répondit ita les célèbres mots de Ciceron : " Partout ou l'on est bien, là est la patrie".
Signé Jean-Claude Ahn











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"Sans la liberté de blâmer, l'éloge n'a pas de valeur."