Brest), Blavet et Crach-Locmaria-quer (près d'Auray). Il fit bâtir trois forts dont il ne reste que celle de Blavet. L'incapacité de Mercoeur à s'imposer en Bretagne et les progrès d'Henri IV entrainèrent la chute de ces forts. Les derniers Espagnols doivent rembarquer en 1598 et Isabelle ne devint pas duchesse de Bretagne. En 1593, la Ligue organise à Paris des Etats Generaux, afin de choisir un roi pour la France dont la majorité des habitants ne veulent pas du candidat officiel Henir de Navarre. Depuis Madrid, Philippe II soutient la candidature de sa fille qui en tant que petit-fille d' Henri II prétend à la couronne de France. Cependant la loi salique empêche toute femme de monter sur le trône, Philippe II tente d'imposer sa fille. Il pense du moins que le candidat au trône l'épousera pour asseoir sa légitimité. Les Guise n'ont aucune légitimité au trône de France, et voient dans ce mariage l'occasion d'y accéder. Les prétendants sont le jeune duc de Guise, âgé de 22 ans et duc de Nemours, âgé de 26 ans. Le roi d'Espagne fera tout pour faire sa fille reine de France. Un tableau grandeur nature d'Isabelle est suspendu au centre de la salle où se déroulent les États généraux. Mais les manœuvres du roi d'Espagne irritent les Français. Par ailleurs les catholiques ne s'entendent pas. Le duc de Mayenne, principal prétendant au trône est un homme marié d'un certain âge qui supporte mal les prétentions de son neveu et de son demi-frère. À cela s'ajoute les prétentions du duc de Lorraine époux de Claude de France, qui lui aussi appuie la candidature de ses enfants, petit-fils d' Henri II par leur mère. L'échec de l'élection met en exergue les prétentions d'Isabelle. Le couronnement d'Henri IV, met un terme aux aspirations de Philippe II. Ayant signé le Traité de Vervins avec la France, Philippe II donner un gage de bonne volonté à son ennemie en accordant leur indépendance aux Pays-Bas Espagnols qu'il confia à sa fille et à son gendre. Si le couple n'avait pas d'enfant, les Pays-Bas retourneront sous la couronne espagnole. Une belle manœuvre politique. Philippe II marie Isabelle à Albert; Le fiancé est un fils cadet de l'empereur Maximlien II. Il a été élevé à la cour d'Espagne où son oncle Philippe II l'a fait nommer cardinal puis gouverneur des Pays-Bas. Ce sera le mariage tardif d'un prince et d'une princesse: l'archiduc a 41 ans, l'infante 33. À l’occasion de son mariage avec son cousin Albert d'Autriche, qui a renoncé à contre-cœur à son titre de cardinal, Isabelle reçoit en dot le gouvernement des Pays-Bas, qu'elle partage avec son mari, ainsi que les comtés de Bourgogne et de Charolais. Elle reçoit le titre abondant des ducs de Bourgogne. Isabelle Claire Eugénie par la grâce de Dieu infante de tous les Royaumes d'Espagne, Duchesse de Bourgogne, de Lothier, de Brabant, de Limbourg et Luxem-bourg, Comtesse de Flandres, d'Artois, de Bourgogne Palatine, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, de Zutphen, marquise du St-Empire, Dame de Frise, de Salins, de Malines, des pays d'Utrecht et de Groninge. Albert est stérile. Le règne des archiducs, uni dans sa foi, sera prospère et aimé des Belges. En 1601, malgré le maintien de son hégémonie, l'Espagne se trouve économiquement exsangue. En guerre contre l'Angleterre depuis 1585, sa marine de guerre fut détruite lors de l’épisode de l'Invincible Armada en 1588; elle doit faire face à des incursions ottomanes en Méditerrannée et les attaques des pirates dans les Caraïbes menacent les apports d'or des Amériques. La guerre en Flandre contre les forces rebelles des Provinces-Unies se révèle être un fardeau qui va engloutir tout l'or des Amériques. La situation des Provinces-Unies n'est pas enviable. Après 30 années de guerre, l'embargo de l'Espagne gêne considérablement le commerce des Indes. Maurice de Nassau a été nommé gouverneur des Pays-Bas en 1585 et Van Oldenbarnevelt grand-pensionnaire devant les Etats- generaux en 1598. Situation d'Ostende: contrairement aux autres villes des Pays-Bas qui ont plusieurs fois changé de mains, Ostende n'a encore jamais été conquise par les Espagnols. Elle est la seule possession des Provinces-Unies en Flandre et sa capture devient un enjeu stratégique pour l'Espagne. Irritées par les raids constants des corsaires des Provinces-Unies contre leurs flottes, les Pays Bas Espagnols offrent 300 000 florins par mois pour financer le siège. Fondée il y a cinq siècles, Ostende n'est, au xvie siècle, qu'une bourgade de pêcheurs comptant 3 000 habitants. Mais elle occupe une situation stratégique en Flandre-Occidentale, le long de la mer du Nord. Elle a été fortifiée par les Hollandais entre 1583 et 1590, pour devenir un important port militaire. En 1600, l'armée des Provinces-Unies sous le commandement de Maurice de Nassau utilise Ostende comme base pour envahir la Flandre. La conquête de Dunkerque a toutefois pris fin après une victoire toute relative à la bataille de Nieuport. Les forces en présence : occupant moins d'un kilomètre carré, la ville est divisée en deux parties séparées par un canal. L'ensemble a été fortifiée et est entouré à l'est par le canal de Geule, large, profond et navigable, qui sert d'entrée pour le commerce maritime, à l'ouest par le canal Old Haven qui en temps normal n'est pas navigable, mais dont le tirant d'eau peut facilement être ajusté grâce à des écluses situées dans la ville. Au sud un réseau de ruisseaux et de marais impraticables. Au nord, l'ouverture sur la mer permet à marée haute renforts et approvisionnements. Les tercios de l'Empire espagnol peuvent être considérés comme l'élite des armées de l'époque, assurant l'hégémonie militaire de l'Espagne au XVIe siècle et pendant une partie du siècle suivant. La qualité de l'organisation et une discipline stricte les rendait invincibles. Sans tenir compte des non-combattants de l'arrière, des routards, des fonctionnaires, des hommes d'affaires et des prostituées qui accompagnaient la troupes, à certains moments de ce long siège, le nombre de soldats espagnols engagés à Ostende se situait entre 8 000
et 20 000 hommes. La force des armées des Provinces-Unies, et des décences de la ville réorganisée ans plus tôt par Maurice de Nassau, résidait dans ses fortifications apparemment imprenables. En mer, la supériorité des Hollandais rendait toute tentative de blocus impossible. Durant tout le siège, la ville continua de recevoir des renforts et des approvisionnements par la mer. Sans compter les civils, le nombre de soldats de la garnison varia entre 3 000 et 8 000 hommes. Malgré la présence des deux cotés de nombreux personnels de santé, barbiers, médecins et pharmaciens, le nombre élevé de victimes après une bataille, ont vite dépassé les capacités du personnel médical. Face aux blessures, l'amputation est le plus couramment employé. Dû au manque d'hygiène, les infections et la peste provoquent plus de décès que les combats. Épées, poignards, lances, pistolets et fusils sont fréquemment utilisés. Mais ce qui était pas encore d'usage pour l'époque, les protagonistes utilisèrent abondamment les explosifs et les grenades à main ainsi que l'artillerie. Les acteurs impliqués dans le conflit sont de plusieurs nationalités: les défenseurs néerlandais reçoivent l'aide des Anglais, envoyé par Élisabeth d'Angleterre pour soutenir la cause protestante. S'étaient joints à eux des Écossais et des Flamands, soutenus par le roi de France et par les principautés allemandes protestantes. Du côté des assaillants, les tercios étaient composés de soldats recrutés dans tous les domaines des Habsbourg: Espagnols, Portugais, Italiens, Allemands, Wallons, Suisses, Bourguignons, ainsi que Irlandais et Flamands fidèles à l'Espagne et des mercenaires d'origines diverses. Le pape Clément VIII qui soutenait la cause catholique des assaillants, envoya argent et conseillers militaires. Emanuel Van Meter, chroniqueur du conflit définit le siège comme un pot-pourri de nationalités. Environ 2 000 périssent noyés quand les défenseurs de la ville ouvrent les vannes pour inonder les fossés. Après l'échec de cet assaut, les soldats espagnols se mutinent pour protester contre le trop grand nombre de disparus, accusant leurs supérieurs de les amener à une mort certaine. Albert d'Autriche fait exécuter plusieurs protestataires pour réprimer l'émeute. Le 5 juillet 1601, entre 12 000 et 20 000 tercios, commandés par l'archiduc Albert mettent le siège devant Ostende. Les défenseurs comptent 8 000 hommes, parmi lesquels on compte 2 000 Anglais. À la mi-juillet, Francis Vere, officier anglais, héros de la bataille de Nieuport, est nommé par les Privinces Unies pour commander la défense de la ville au lieu du gouverneur van der Noot. 50 pièces d'artillerie bombardent la ville, tandis que des soldats essayent de combler les fossés. Charles-Bonavienture de Longueval qui commande les forces à l'est de la ville fit bâtir une digue pour y placer des canons chargées de tenir à distance les navires qui vont et viennent au nord. Ces travaux sont interrompu par la montée des eaux, et de plus en plus par le feu de la ville qui continue à recevoir, par la mer, renforts et approvisionnements. Contre l'avis des États généraux qui l'exhorte à affronter les assaillants et les expulser du champ de bataille, Maurice de Nassau, conscient qu'il serait imprudent d'affronter de face un ennemi bien supérieur en nombre, charge Tomó Rhinberg y Meurs d'assiéger la ville de Bois-le-Duc afin de bloquer et de détourner l'approvisionnement espagnol. Le 23 décembre 1601, après cinq mois et demi de siège dont deux mois passés sans recevoir de renforts, le nombre des défenseurs de la garnison est tombé à moins de 3 000 hommes. Sans pour autant obtenir de résultats significatifs, l'artillerie espagnoles a déjà tiré plus de 163 000 projectiles contre les défenses de la ville. Informé des préparatifs d'un assaut majeur imminent, Francis Vere, décide de gagner du temps en attendant les renforts. Il envoie deux de ses capitaines négocier les modalités de la reddition, dans le camp des assiégeants. Le 25, trois navires amenant un renfort de 600 hommes, arrivent enfin à Ostende. Francis Vere en profite pour rompre les négociations. Le 7 janvier 1602 au cours de pourparlers, des forces espagnoles sont agressées. Celles-ci réplique par un bombardement intense qui dure toute la journée, puis au soir, profitent de la marée basse du soir pour traverser le fossé et attaquer sur les trois côtés possibles: au sud, à l'est et à l'ouest. Retranchés dans la ville fortifiée, les défenseurs repoussent l'attaque, qui coûte la vie de 800 à 1 500 soldats espagnols. En mars 1602, Francis Vere est appelé à suivre les forces de Maurice de Nassau. Le colonel Frédéric van Dorp, le remplace dans la défense d'Ostende. En juillet de la même année Maurice de Nassau fait le siège de Grave, prend la ville, et poursuit son avance dans le Brabant et le Luxembourg. Les frères Spinola contractent une « condotta » avec le roi d'Espagne: Federico convainc le roi de mettre six galères à sa disposition, avec lesquelles il se rendra à Sluis, pour harceler la flotte hollandaise. Il en reçoit encore huit autres, mais en perd cinq, dans des affrontements. Federico lui-même sera tué dans une action contre les Hollandais. Pour sa part Ambrosio Spinola, engageant ses propres fonds, obtient des Génois un crédit qui lui permet de recruter 8 000 hommes et de rejoindre Pedro Enríquez de Acevedo, comte de Fuentes, avec qui il gagne Ostende pour renforcer les troupes de l'archiduc. En mars 1603 Jacques Ier succède à Élisabeth d'Angleterre. Dès la nouvelle de l'avènement du nouveau roi d'Angleterre, les deux parties se dépêchent d'envoyer des ambassadeurs : Juan de Tassis y Acuña le duc de Frías Juan Fernández de Velasco y Tovar représentent l'Espagne. Johan van Oldenbarnevelt à la tête de la délégation des Provinces-Unies cherche à s'attirer la complicité du nouveau monarque dans le conflit qui sévit en Flandre et tout particulièrement à Ostende. Mais l'Angleterre refuse d'aider les rebelles, et le 28 août 1604, par la signature du traité de Londres, signe la paix avec l'Espagne. La mise en œuvre des dispositions du traité ne sera effective qu'après la fin du siège d'Ostende. Après deux années de campagne, les troupes de l'archiduc n'ont fait que peu de progrès. Les tentatives pour combler l'Old Haven n'ont pas atteint le résultat escompté et malgré la digue construite par Bucquoy pour empêcher les navires d'aborder à Ostende, la ville continue de recevoir suffisamment de renforts et d'approvisionnements. Seuls les postes extérieures ont été conquis. En octobre 1603, Ambrogio Spinola prend le commandement général des forces espagnoles. Âgé de 34 ans, né d'une famille de la noblesse de Gênes, il n'a aucune expérience, mais sa connaissance de la théorie militaire, son implication et son charisme, galvanisent les troupes. Il abandonne la construction du barrage de Bucquoy à l'Est et concentre son attaque à l'Ouest et au Sud-Ouest de la ville. À la fin de l'année 1603, Peter van Gieselles remplace Charles van der Noot comme gouverneur de la ville. De février à mars 1604, celle-ci subi de violentes tempêtes qui cause de nombreuses avaries. Gieselles est tué au combat en mars. Il est remplacé par le colonel John van Loon, qui est victime quatre jours plus tard d'un boulet de canon. Son remplaçant temporaire, le sergent-major Jacques de Bievry sera à son tour blessé et devra être évacué en Zélande. Jacques van der Meer, Baron de Berendrecht, nommé en tant que commandant du fort, reçoit peu après un coup de fusil. Le colonel Uytenhoove, son remplaçant sera lui aussi blessé au point d'être remplacé par le colonel Daniel de Hertaing qui y laissera son bras droit et sa jambe gauche.Le siège de l'Écluse Maurice de Nassau et son cousin Guillaume Louis de Nassau-Dillenburg, à la tête d'une armée de 18 000 hommes entrent en Flandres en avril 1604, fixant le siège de la ville de L'Écluse. Louis de Velasco, général de la cavalerie espagnole et plus tard Spinola lui-même accouru à son secours, ne purent empêcher Mateo Serrano, gouverneur de la ville de demander sa reddition au mois d'août suivant. Le 2 juin 1604, les assiégeants parviennent à franchir la muraille sud de la ville, pour découvrir que pendant le siège les défenseurs ont construit une autre muraille derrière la première. Barricadés chacun de leur côté sur leur muraille respective, Espagnols et Hollandais se font face et les combats redoublent d'intensité. Le 20 septembre, le gouverneur d'Ostende, Daniel de Hertaing, livre la ville aux forces d'Ambrogio Spinola. Les 3 000 défenseurs de la ville ont droit aux honneurs de la guerre et sont autorisés à se rendre à Flessingue. La victoire aura coûté quelque 55 000 hommes aux Espagnols. À cette époque, la méthode habituelle pour faire le siège d'une ville fortifiée, était de creuser des tranchées jusqu'au pied des murs et d'y placer des mines sous leur fondations. Pour Ostende, la situation était quelque peu différente. La ville était entourée de fossés, de canaux et de marécages. Impossible donc d'appliquer les techniques traditionnelles. Les ingénieurs militaires ont été contraints de mettre au point de nouvelles méthodes pour faciliter la conquête. l'architecte italien, Pompeo Targone, au service des troupes espagnoles, imagina plusieurs appareils pour parvenir à cette fin. Conséquences Le siège d'Ostende fut une campagne à part entière de la guerre de 80 ans qui eut de nombreuses répercussions dans la zone géographique environnante : ce fut une succession de batailles sur terre comme sur mer, un déploiement de violence, d'ingénierie militaire et d'innovations technologiques, d'espionnage et de missions diplomatiques pour obtenir un soutien financier, de mutineries et de désertions dans les deux camps. « La nouvelle Troie », « le grand carnaval de la mort », sont quelques-uns des qualificatifs utilisés par les chroniqueurs de l'époque pour désigner le siège d'Ostende. C'est la campagne militaire la plus coûteuse des Archiducs.Les troupes espagnoles eurent à déplorer plus de 40 000 morts, tant du aux blessures qu'aux maladies. Côté assiégés, les pertes sont assez difficile à établir, étant donné que quelque 3 000 navires abordèrent à Ostende pendant la durée du siège, assurant l'évacuation des blessés et des malades. Quoi qu'il en soit, la plupart d'entre eux ne devaient survivre plus de quelques jours. On peut toutefois supposer que les victimes furent aussi nombreuses du côté néerlandais que du côté espagnol. Avec la chute d'Ostende, la dernière place forte protestante dans le sud des Pays-Bas disparaît. Les protestants doivent quitter le pays (surtout à L'Écluse et Aardenburg), ou se convertir au catholicisme. Cela scelle le départ de 250 000 protestants vers le nord, mais aussi en Angleterre, ou en Allemagne. Les conséquences politiques de la conquête d'Ostende semblent favorables aux Espagnols. Toutefois, la guerre a affaibli les deux partis, de sorte qu'ils durent conclure à un cessez-le-feu. Les pourparlers de paix entamés en 1608, sous l'egide de l'Angleterre et de la France, aboutissent en1609 à une trêve de 12 ans. Une fois la paix restauree, les gouverneurs réforment la justice, développent l'économie du pays, installent leur cour à Bruxelles, s'entourent d'artistes comme Pierre-Paul Rubens, Jan Breughel ou Wencelsas Cobergher. LeTraite de Londres de 1604 et la Treve de 12 ans entre l'Espagne et les Provinces Unies doivent beaucoup aux archiducs dans les négociations. Pour les Pays Bas, c'est la fin d'un embargo qui paralysait le commerce. À la mort de son mari en 1621, Isabelle rejoint l'Ordre des Clarisses et le roi d'Espagne la nomme à son tour gouvernante des Pays-Bas. Durant ces années, elle accorde l'hospitalité à Gaston d'Orléans qui fuient la colère de Richelieu. L'archiduchesse meurt en 1633 mettant fin à l'autonomie des Pays-Bas et à une période de prospérité. Faute de descendant, nos provinces reviennent à l'Espagne. En 1648, un demi siècle après l’avènement d’Albert et Isabelle, la Paix de Westphalie marque la fin de la guerre civile qui sépare définitivement les Provinces-Unies de la couronne espagnole.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
"Sans la liberté de blâmer, l'éloge n'a pas de valeur."