Le siècle des malheurs en Belgique dura près d'un siecle et demi.
Le , Charles Quint abdique dans la salle du palais du Coudenberg à Bruxelles, de sa souverainete sur le domaine héréditaire des ducs de Bourgogne. Son fils Philippe obtient ainsi la souveraineté sur les Pays-Bas et le comté de Bourgogne. Trois jours avant, Charles Quint lui avait aussi remis la place de souverain de l'Ordre de la Toison. Ainsi débuta le siecle des malheurs en Belgique.
Le roi Philippe II est un espagnol, élevé a la cour de Madrid et eduqué par des precepteurs espagnols, il appris, la musique, la danse, la joute et la chasse. Son éducation fut soignée; le gouverneur de la maison du prince, son tuteur en somme, était Don Juan de Zuniga, fils du comte de Miranda del Castañar.
Sa formation intellectuelle et morale fut confiée à plusieurs précepteurs : le mathématicien Pedro Sanchez Ciruelo, l'humaniste Juan Ginés de Sepúlveda, Fernán Pérez de Oliva, le futur archevêque Juan Martínez Silíceo. Le prince apprit les langues de son futur empire: l'espagnol, le portugais, le latin, l'italien et le français dans lequel il s'exprimait peu en raison de son fort accent. Globalement, sa formation fut avant tout espagnole, malgré les nombreux pages italiens et flamands de sa maison.
Le 5 mai 1568, les comtes Lamoral d'Egmont et de Hornes sont décapités sur la Grand Place de Bruxelles pour crime de lèse-majesté. .
Cet evenement marque le début de la guerre de 80 ans qui permirent aux provinces du nord, l'Union d'Utrecht d'acquérir l'independance.
Peu avant sa mort, Philippe II céda la souveraineté sur les Pays-Bas (tant du Nord que du Sud) à sa fille Isabelle, qui épousa Albert d'Autriche.
La soumission du Nord était en fait un vœu pieu et les archiducs régnèrent uniquement sur le Sud.
Toutefois, après un siège de quatre ans, le géneral Spinola reprit Ostende à la République. À l'initiative d'Albert, on engagea des pourparlers avec les Hollandais, lesquels débouchèrent en 1609 sur la Trêve de douze ans. Celle-ci reconnaissait de facto l'indépendance des Provinces-Unies. L'archiduc étant mort sans enfant en 1621, les Pays-Bas méridionaux tombèrent sous l'autorité directe de Madrid.
Malgre les efforts de l'ambassadeur et peintre Rubens, la guerre reprit avec le Nord : elle devait durer jusqu'au traité de Westphalie (ou de Münster : 1648) qui marqua l'abandon par l'Espagne de la Flandre zélandaise, du Brabant septentrional et de la majeure partie des pays d'outre-Meuse.
À partir de 1635, gouvernés par de faibles favoris de Philippe III, les Pays-Bas du Sud furent impliqués dans des guerres avec la France dont ils constituaient le théâtre et au terme desquelles ils perdirent une part considerable de leur territoire (deux cinquièmes), surtout en Flandre et au Hainautp. Ils ne furent sauvés de l'annexion totale à la France que par les Provinces-Unies et l'Angleterre, qui ruinèrent le rêve de Louis XIV d'une frontière naturelle sur le Rhin.
Les menaces françaises culminent pendant la guerre de Succession d'Espagne (1702-1714). Le pays fut divisé en deux secteurs : le Nord et le Centre étaient sous gouvernement anglo-batave dont le siège était à Bruxelles ; à Namur régnait le gouverneur Maximilien-Emmanuel II de Bavière, simple pion entre les mains de Philippe V d'Espagne et de son grand-père Louis XIV.
L'économie des Pays-Bas du Sud, qui était florissente au XVIe siècle, se retrouvait ruinée par les hostilités. La fermeture de l'Escaut au trafic maritime (1585), provoque le déclin Anvers, qui s'était hissée au rang de centre du commerce international, sa fonction portuaire est condamnée ainsi que son hégémonie financière en Europe. Toutefois, la ville demeurait le principal centre de commerce des Pays-Bas méridionaux. La ville avait conservé de nombreuses relations familiales avec les Provinces-Unies. Elle disposait toujours d'un sérieux savoir-faire technique ; surtout, ses relations avec la péninsule Ibérique constituaient maintenant l'intermédiaire commercial entre les Hollandais d'une part, l'Espagne et le Portugal de l'autre. Anvers entretenait en même temps pour son propre compte avec l'Espagne un intense commerce de produits de luxe : tapisseries, diamants et pierres précieuses. Toutefois l'industrie y disparut, hormis la dentelle, en pleine expansion grâce à la mode et fabriquée par une main-d'œuvre féminine et rurale. Les campagnes souffrirent plus que les villes des campagnes militaires et des pillages. La famine et la peste venaient ajouter encore à la détresse.
Sous le gouvernement des archiducs, l'économie s'était rétablie. Derrière les digues réparées, la plupart des fermes abandonnées avaient été à nouveau exploitées et l'industrie rurale s'était relevée (notamment l'industrie linière et la toilerie – linge fin – de Flandre).
Mais cet essor ne dura guère, et la baisse des prix agricoles dans la seconde moitié du XVIIe siècle entraîna de nouvelles difficultés. À la fin du XVIIe siècle, les guerres incessantes provoquèrent un nouvel effondrement.
Le Roi Louis XIV est accule et devra ceder une grande parties de ses conquetes, au traite de la Barriere.



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